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Décryptage

Les formations à l’impression 3D montent en puissance
N° 2 - Novembre-Décembre 2017

L’impression 3D recèle un grand potentiel d’innovations. Les directions des entreprises en sont de plus en plus convaincues et n’hésitent plus à former leurs salariés.

L ’impression 3D, ou fabrication additive, tient ses promesses et les formations connaissent un succès croissant. “Les industriels croient en cette technologie. Ils prennent conscience que l’impression 3D permet de gagner du temps en matière d’innovation et de réduire les coûts de fabrication”, explique Florian Berthelot, responsable pédagogique de F3DF (Formation 3D France), l’un des principaux acteurs de la formation continue en matière de 3D.

Quelques secteurs d’activité sont en pointe, comme l’aéronautique, l’automobile, le médical, la bijouterie. Ils créent de plus en plus souvent leurs prototypes. “Mais aujourd’hui, dans tous les secteurs, des entreprises se lancent”, précise Philippe Heinrich, président de la société de formation et de conseil Préférence 3D.
Au-delà du prototypage ou du maquettage, cette technologie permet de fabriquer en petites séries des outils ou des pièces destinés à être utilisés en interne ou vendus “à la demande”. L’accélération de l’impression 3D tient aussi au fait que de nombreux brevets sont tombés dans le domaine public au cours des dernières années.

Quelle offre de formation ?

Preuve que dans les entreprises de plus en plus de salariés sont amenés à travailler sur l’impression 3D, la Fédération de la plasturgie a publié un référentiel de compétences en fabrication additive. Les écoles d’ingénieurs ne s’y sont pas trompées. Polytechnique, Centrale, Supélec, ainsi que des universités comme celle de Bretagne Sud (UBS), ont créé des cursus de formation à cette technologie. On compte également aujourd’hui une bonne dizaine d’organismes de formation continue spécialisés dans la fabrication additive.

Les différents acteurs ont des positionnements spécifiques. Certains, comme Préférence 3D, visent avant tout les directions générales et les comités de pilotage en leur proposant des formations courtes (deux jours). L’objectif consiste à les sensibiliser aux possibilités offertes par la 3D. “Nous passons en revue les produits fabriqués par l’entreprise, ainsi que les processus de la conception des produits jusqu’à leur fabrication, et nous examinons ce que la 3D pourrait apporter. Nous aidons ainsi l’entreprise à affiner sa réflexion stratégique en matière d’impression”, explique Philippe Heinrich. D’où des formations intra-entreprises qui mêlent formation et conseil tout en préservant la confidentialité des projets.

L’organisme s’adresse aussi aux créateurs d’entreprise dans le cadre de formations personnalisées. Par ailleurs, Préférence 3D forme les ingénieurs et techniciens des départements R&D et méthodes à la modélisation et à l’impression 3D dans le cadre de stages interentreprises.

Ces métiers qui évoluent

Le positionnement de F3DF est différent. L’organisme s’adresse aux chefs de projet qui s’apprêtent à recourir à l’impression 3D. “Le but est de leur permettre d’intégrer la 3D à leur activité, de comprendre ce qui est faisable grâce à cette technologie et ce qui ne l’est pas et à quel moment de la production elle peut intervenir”, explique Florian Berthelot. Ceux qui se forment dans le cadre de ces stages de dix-huit jours viennent d’entreprises très diverses, de l’automobile au médical en passant par la plasturgie et le luxe. En dehors des chefs de projet, ces stages – qui regroupent de cinq à six personnes maximum – attirent les créateurs d’entreprise et de plus en plus d’enseignants d’écoles d’ingénieurs, de design, d’architecture, de mode... Une autre formation de F3DF connaît un grand succès : elle s’adresse aux dessinateurs industriels dont le métier est appelé à beaucoup évoluer avec la 3D.

Enfin, de gros fabricants d’imprimantes 3D, comme Hewlett Packard ou, dans une moindre mesure, le groupe Gorgé, proposent des formations à dominante technique qui permettent aux gestionnaires et responsables de production d’utiliser ces machines complexes et d’en connaître toutes les potentialités.

Le nombre de stages proposés tous les ans par les organismes de formation ne cesse d’augmenter. Les chiffres d’affaires suivent et connaissent une croissance à deux chiffres. F3DF propose par exemple aujourd’hui une trentaine de formations. Celle destinée aux chefs de projet rencontre un tel succès que l’organisme de formation en multiplie chaque année le nombre de promotions. •

  • Quoi ?
    La fabrication additive, qui désigne les procédés de fabrication par ajout de matière, la plupart du temps assistés par ordinateur.
  • Pour qui ?
    Les chefs de projet, techniciens, formateurs dans plusieurs secteurs d’activité comme l’aéronautique, l’automobile, le médical, la bijouterie.
  • Combien ?
    Une dizaine d’organismes de formation continue sont spécialisés dans la fabrication additive.
  • Pourquoi ?
    Intégrer la 3D à l’activité, comprendre ce qui est faisable grâce à cette technologie et ce qui ne l’est pas, et à quel moment de la production elle peut intervenir.
par Mireille Broussous, Centre Inffo, 2017
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