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Le Shaker dynamise la biotech francilienne
N° 4 - Mars-Avril 2018

Le Génopole d’Evry (Essonne), premier biocluster français (1998) entièrement dédié aux biothérapies, à la recherche en génétique et au développement des industries de biotechnologie, a inauguré en son sein mi-janvier, le premier Lab Biotech mutualisé basé en Île-de-France. Son nom ? Le Shaker.

D’une durée de six mois renouvelables, ce programme accueille de cinq à sept porteurs de projets par promotion, à raison de deux par an. Il leur permet de valider leur technologie en laboratoire, de confirmer dans un court délai une preuve de concept à application industrielle et de bénéficier d’une formation ciblée biotech.

Un besoin peu satisfait

« Le Shaker répond à un besoin peu satisfait de jeunes innovateurs en biotech, porteurs d’un projet novateur, mais se trouvant dans l’impossibilité d’aller au bout de leurs recherches faute de laboratoires. Ce peut être des étudiants, des doctorants, des post-doctorants et des demandeurs d’emploi, explique Jean-Marc Grognet, le directeur du Génopole. Ils trouvent chez nous un laboratoire partagé et équipé (consommables, réactifs, produits chimiques offerts) aménagé dans la pépinière du cluster, c’est-à-dire intégré à l’écosystème de Génopole où se côtoient des entrepreneurs, des chercheurs et où sont organisés des temps de rencontres, des ateliers, des conférences…  »

Durant les six mois du programme, les jeunes chercheurs bénéficient d’un accès facilité aux plates-formes de pointe de Génopole (microscope électronique, imagerie cellulaire, spectrométrie de masse, histologie-ACP [1]…), d’un mentor, d’un accompagnement et d’une sensibilisation à l’entrepreneuriat… « Tout est mis en œuvre pour placer ces profils innovants sur les bons rails de la création d’entreprise après qu’ils aient validé leur concept », pointe Jean-Marc Grognet

Trois sociétés créées

Les profils de la première promotion du Lab Tech ? Une équipe de trois étudiants de l’école d’ingénieurs Sup Biotech (cinquième année. Projet Bioshield), un docteur spécialisé en biologie de synthèse (projet Xzylmo), une équipe formée d’un docteur en microbiologie et d’un ingénieur agronome (Biomédé), une post-doctorante (projet Theranovir) et une docteure en pharmacie (projet Lotaemi). Le bilan de la première promo ? Trois sociétés créées sur cinq projets et, pour les étudiants de SupBiotech la réalisation de leur dernière année d’études d’ingénieur dans le cadre du Shaker.

Le jour de l’inauguration officielle de ce dernier, Génopole lançait un appel à candidatures pour la deuxième promotion. « Nous attendons des projets ambitieux et originaux, portés par des personnalités ayant le profil entrepreneurs, capables de monter et de diriger une société », espère Jean-Marc Grognet.

par Éric Delon, Centre Inffo, 2018

[1Anatomie et cytologie pathologiques.

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